La finance à impact promet de financer la transition écologique. Mais sur quels critères une entreprise financière peut-elle affirmer que ses investissements sont réellement utiles au climat ? C'est une question à laquelle le secteur répond encore de façon très disparate.

Pour y répondre de manière rigoureuse, Green-Got s'est doté d'un conseil scientifique.

Cet article explique ce qu'est cette instance, pourquoi elle existe, et qui en fait partie.

Pourquoi la finance à impact a besoin d'un regard scientifique ?

La finance à impact ne dispose pas encore de standards universellement établis. Les méthodologies de mesure carbone, les critères de sélection des investissements, la définition même de ce qu'est un projet "utile à la transition écologique" restent des champs en construction.

Cette absence de cadre commun laisse la porte ouverte à l'approximation, voire au greenwashing : certains produits financiers se présentent comme durables sans que leurs critères de sélection soient vérifiables ou comparables.

Nous préférons soumettre nos choix à un regard extérieur, indépendant et exigeant, plutôt que de les valider seuls. C'est la fonction du Conseil Scientifique : nous aider à construire des standards qui résistent à l'examen critique, pas seulement à nos propres convictions.

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Il sera composé à terme d’une quinzaine de membres issus du milieu scientifique, mais aussi culturel, économique et journalistique, avec des expertises complémentaires et reconnues sur les sujets de finance, de climat, d’énergie et de trajectoire carbone.

Le conseil scientifique peut par exemple partager ses recommandations sur les choix d’investissements réalisés par Green-Got, pour attester que ceux-ci vont bien dans le sens d’un financement de la transition écologique reposant sur des critères exigeants.

Les membres du conseil scientifique

  • Sylvestre Huet : Journaliste scientifique spécialiste des questions climatiques et auteur du livre “Le GIEC, urgence climat, le rapport incontestable expliqué à tous”.
  • Greg de Temmerman : Docteur en physique expérimentale et ex-directeur du Think Tank Zenon Research, Head of Science chez Quadrature Climate Foundation.
  • Olivia Blanchard : Fondatrice des Acteurs de la Finance Responsable, spécialisée sur la construction d’un nouveau modèle financier au service du vivant.
  • Jean Jouzel : Paléoclimatologue Français, lauréat de nombreuses distinctions scientifiques, parmi lesquelles la médaille d'or du CNRS et le prix Vetlesen (considéré comme l'équivalent du prix Nobel pour les sciences de la Terre).
  • Laura Beaulier : CEO de Climate Dividends, spécialisée dans la mesure des impacts écologiques dans le secteur financier.
  • François Gemenne :Co-auteur du GIEC, professeur à l’IEP de Paris et directeur de l’Observatoire Hugo dédié aux migrations environnementales, auteur de nombreux livres dont “L’écologie n’est pas un consensus”.
  • Nicolas Dufrêne : Haut fonctionnaire et directeur de l’Institut Rousseau, co-auteur du livre “Une monnaie écologique”.

Le rôle du Conseil Scientifique n'est pas de valider ce que nous faisons déjà bien. Il est d'identifier ce que nous ne voyons pas, de challenger nos choix méthodologiques, de nous alerter quand une simplification trahit la réalité, et de nous aider à définir des standards qui tiennent à l'examen critique.

FAQ : Questions fréquentes sur le Conseil Scientifique

Un conseil scientifique a-t-il un pouvoir de décision ?

Non, en général un conseil scientifique a un rôle consultatif. Il formule des recommandations, mais la décision finale reste de la responsabilité de l'entreprise. Sa valeur dépend donc de la manière dont ces recommandations sont réellement prises en compte.

Pourquoi une entreprise financière aurait-elle besoin d'un regard scientifique externe ?

Parce que les critères de la finance à impact (mesure carbone, sélection des investissements durables) reposent sur des méthodologies techniques encore peu standardisées, malgré l'existence de référentiels comme la Taxonomie européenne ou le SFDR. Un regard scientifique indépendant réduit le risque d'auto-évaluation biaisée et de greenwashing.

Qui compose généralement ce type de conseil ?

Des profils issus de la recherche (climat, énergie), mais aussi du journalisme scientifique, de l'économie ou du droit, afin de croiser plusieurs angles d'expertise sur des sujets par nature transversaux.